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Non à l'autoroute

1 maire a fait bouger 30000 personnes en Bretagne, nous ils sont 16 quand vont ils appeler à manifester pour la suppression du péage d'Incarville !

7 Novembre 2013 , Rédigé par non à l'autoroute

Transports. Il n’y aura pas de nouveau débat public concernant la liaison A28/A13, à Rouen, mais la nomination d’un « garant ».

Le rendez-vous était attendu dans l’agglomération de Rouen. Hier la Commission nationale du débat public (CNDP) statuait sur l’opportunité de relancer un débat public au sujet du contournement Est. La réponse est tombée : il n’y aura pas de nouveau débat public, mais la commission « préconise au maître d’ouvrage de mettre en place une concertation sous l’égide d’un garant », explique Christian Leyrit, le président de la CNDP. Le garant sera nommé en décembre par la même commission : « C’est souvent quelqu’un de la société civile, ce peut être un ancien préfet par exemple ». Son rôle : « Veiller à la qualité de l’information et à la consultation de toutes les parties ».
Pour les opposants au tracé arrêté depuis un an par le préfet, celui par les Authieux-sous-le-Port-Saint-Ouen, c’est la douche froide. « Ce n’est pas une bonne nouvelle », concède Alain Roussel, maire des Authieux, principale commune concernée avec un viaduc au-dessus du hameau de Port-Saint-Ouen, et tout nouveau président de l’association Accès qui regroupe les seize maires (celui de Val-de-Reuil s’est retiré pour des raisons encore ignorées) contre le tracé « préfet-rentiel ». « Nous allons nous réunir avec tout le monde dans les prochains jours et réfléchir à la suite à donner. Cela ne peut pas rester comme ça. Il faut que l’intérêt des populations soit entendu », conclut-il, déterminé à rester « combatif ».
Possibilité de recours ?
Même son de cloche chez François Lorin, le président de l’association Apache : « C’est très décevant. Il y avait suffisamment d’éléments qui justifiaient la relance d’un débat public. » En particulier les modifications de tracé entre le projet présenté en 2005 lors du débat public et celui retenu aujourd’hui. « Et la création de nouveaux maillons sur le contournement ouest [par le pont Flaubert, NDLR], et le passage du barreau de l’Eure en autoroute modifient également le dossier ».
« Nous ne sommes pas du tout satisfaits par cette décision », admet David Cormand, président du groupe EELV à la Région avant d’ajouter qu’un recours au tribunal administratif est « une possibilité à étudier ».
De son côté, le préfet Pierre-Henry Maccioni ne laisse entrevoir aucun signe de satisfaction : « Nous allons appliquer les recommandations de la CNDP. » Il souhaite désormais se mettre « rapidement au travail pour faire aboutir un dossier vieux de trente ans ». Un calendrier prévisionnel devrait être donné avant la fin de l’année. Cette décision va être accueillie comme un ouf de soulagement par le monde économique haut-normand. Et par la majorité socialiste à la tête des collectivités. « Rouen est la seule grande ville du territoire à ne pas disposer de contournement. Cette situation n’est plus tenable » ,exprimait le 1er février Nicolas Mayer-Rossignol. Devenu depuis président de la Région, il n’a pas changé d’avis.

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